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1MÊTRE90 > tall life > métier : journaliste reporter d'images

 : témoignage

 être une personne 
 de grande taille 

et devenir 'JRI'
Journaliste Reporter d'Images

 : le métier de JRI

 définition 

 

Le métier de journaliste consiste à recueillir, vérifier, traiter et diffuser une information, par le biais d’articles ou de chroniques pour le compte de la presse écrite, papier ou digitale, de la radio ou encore de la télévision. 

Le métier de journaliste reporter d'images permet au journaliste d'endosser à la fois les rôles de rédacteur, de caméraman et parfois de monteur, lui offrant ainsi plus de polyvalence et d'autonomie technique comme éditoriale pour concevoir ses reportages.

 

 

 quel cursus ? 

 

Contrairement à d’autres professions, le métier de journaliste n’exige pas légalement de diplôme spécifique. Il est donc possible, en théorie, d’y accéder par des voies variées. 
Dans les faits, le secteur s’est structuré autour de formations reconnues, très valorisées par les recruteurs. Ces cursus offrent un encadrement professionnel, des stages et surtout un réseau déterminant pour entrer dans le métier.

 : témoignage

Benoît Bruère

1m91, Journaliste Reporter d'Images
pour France Télévisions

Benoît Bruère, 1m91, exerce depuis 2011 le métier de Journaliste Reporter d'Images, avec les spécialisations à la fois Politique et Sports, pour le groupe France Télévisions, en Région Centre Val de Loire.

Pour 1MÊTRE90, Benoît a accepté avec enthousiasme de partager son histoire : son enfance d'une tête de plus, son cursus ainsi que son expérience métier, au regard de sa grande taille.

Puisse ce témoignage, vous permettre de découvrir davantage cette profession, de casser vos a priori sur votre grande taille et, pourquoi pas, créer en vous une vocation ?!

© Benoît Bruère

«

enfance
Benoît Bruère, 1m91

1MÊTRE90 : Quel enfant étiez-vous ?

 

Benoît Bruère : « J’étais un enfant avec une certaine forme de timidité et, en même temps, j'étais très sociable, toujours entouré d’un groupe de copains, surtout à l’adolescence. On passait beaucoup de temps ensemble, à jouer au basket, au foot ou simplement à se retrouver chez les uns et les autres. Les copains étaient un peu mon moteur, j'avais plus l'impression d'exister à travers un groupe qu'individuellement. À la maison, je passais beaucoup de temps aussi avec mes frères ainés à jouer, à courir dans le jardin.
Mon tempérament ouvert d'esprit et mon assurance se sont développés au gré des déménagements. Dans les années 80, mon père travaillait dans la grande distribution ; en raison du contexte économique, nous avons vécu dans sept villes. Chaque déménagement était un crève-cœur ; d'autant plus qu'ils avaient généralement lieu en cours d'année scolaire, pendant les vacances d'avril. Enfant, on a la sensation de tout perdre : ses repères, ses amis. Nous avons habité notamment en région parisienne, en Essonne, dans le Nord, à Calais, dans le Centre, à Blois, et aussi en Occitanie, à Villefranche-de-Rouergue. Mais avec le recul, ces déménagements ont été d'une grande richesse, d'un grand enseignement. Ils m'ont obligé à aller vers les autres, à forger ma capacité d’adaptation.»

 

 

1MÊTRE90 : Êtes-vous né dans une famille de grands ? Quel a été votre vécu de la grande taille ?

Benoît Bruère : « Dans ma famille, nous sommes tous plutôt grands. J'ai trois frères qui mesurent tous plus d'1m85, et une sœur, grande également, mais de tous, je suis le plus grand. Je n'ai jamais souffert de ma taille, excepté en classes de CE1-CE2 où j'ai eu le droit à des 'grand dadais', 'grande asperge'. Durant toute ma scolarité, j'ai toujours été le plus grand, celui assis au fond, derrière ou sur les côtés de la classe ; de même sur les photos de classe d'ailleurs ! (sourire) J'ai eu une croissance en continue avec un boum en 4ème, mais n'ai jamais rencontré de soucis. Mes douleurs au dos sont apparues à l'âge adulte, à cause de la sédentarité professionnelle. »

 

 

1MÊTRE90 : Quels étaient vos jeux ou vos loisirs ?

Benoît Bruère : « J'ai pratiqué beaucoup de sports. J'ai commencé à jouer au basket à  (AGE ?/ TAILLE ?), quand on habitait dans le sud-ouest de la France. J'étais régulièrement dans les cinq de départ ; je jouais intérieur. C'est en déménageant à Tours, vers 12 ans, que j’ai pris le pli du handball, grâce à la passion transmise par deux profs de sport de mon collège. J’ai eu un vrai déclic grâce au handball car j'ai compris que ma taille était un atout qui pouvait me permettre de m’affirmer physiquement, sportivement parlant. J’aime aller au contact et, au hand, c'est une notion encore plus présente qu’au basket. J’ai commencé comme gardien, je faisais déjà presqu'1m90, donc comme la barre est des buts est à deux mètres, c’était idéal ! Puis, je suis passé arrière gauche et demi-centre. J'ai pratiqué le hand pendant de longues années à Saint-Cyr-sur-Loire, en national 3 et en régional. Du coup, quand je rejouais au basket, je faisais beaucoup de fautes ! (rires)
J'ai également pratiqué le rugby, en deuxième et en troisième ligne, mais je me suis blessé plusieurs fois, donc je n'ai pas continué. J’ai essayé des sports individuels comme le tennis, pendant deux ans, l’athlétisme, aussi, mais ça ne m’a pas plu. Les cross des dimanches matin, dans le froid… Ce n’était pas pour moi ! Je ne m'y suis vraiment pas éclaté. Le saut en longueur ou en hauteur ou le lancer de javelot m'auraient plus plu, mais comme tout le monde courait, je n'ai pas eu l'opportunité d'essayer. Et puis, quand on a goûté aux sports collectifs, à l’ambiance des vestiaires, aux retrouvailles avec ses camarades, au fait de se chambrer, etc. On a du mal à vouloir en sortir ! » (sourire)

© 1MÊTRE90

vocation
Benoît Bruère, 1m91 

1MÊTRE90 : Aujourd'hui, vous êtes un journaliste reporter d'images à la fois spécialiste politique, mais aussi sportif. Ce métier multi casquettes est-il celui dont vous avez toujours rêvé enfant ?

 

Benoît Bruère : « Adolescent, je me rêvais journaliste, oui - journaliste sportif - plus précisément. Étant un grand fan de sports, et des sports collectifs particulièrement : handball, basket, volley, mais aussi de foot, de rugby, j'ai toujours voulu commenter. Mais pour moi ce métier a longtemps été synonyme "d'inaccessible" car il appartenait à un milieu professionnel complètement étranger à mon environnement familial ; donc ce monde me paraissait inatteignable. Ce qui est dommage car pendant des années, je me suis mis un peu une barrière à ne pas l'envisager comme possible et pourtant j'ai toujours su intimement que c'était le métier que je voulais exercer.
Mon cursus est le suivant : j’ai fait un bac littéraire avec une spécialisation en langue anglaise, suivi de quatre années en Droit des Affaires, Droit bancaire, des affaires, de la finance et des valeurs mobilières, à l'université François Rabelais à Tours. J'ai engagé ces études avec l'idée qu'elles me permettaient d'envisager utltérieurement soit d'entrer dans la police, soit de devenir journaliste.

C'est vers mes 22-23 ans, en me renseignant sur les étapes suivantes pour devenir commissaire de police, que j'ai pris conscience du nombre restreint de places pour y prétendre : environ trente pour mille-deux-cents candidats. Je me suis alors renseigné sur les voies possibles pour devenir journaliste et j'ai découvert l'existence de l'alternance et le fait qu'avec un bac +5, on pouvait y arriver. Et puis,  l'alternance, c'était le combo idéal : une formation + un travail + un pied en entreprise + un salaire + une autonomie financière !
Donc, ma détermination à devenir métier de journaliste, je ne l'ai réellement eue qu'à partir de ce moment. Je me suis dit : "Ok, maintenant, tu fais tout pour faire ce métier, tu te donnes tous les moyens pour y arriver et tu vas y arriver !"
J'ai enchaîné avec un Master 2 en Communication et Management dans le Sport, à l'UTT de Troyes, à la suite duquel j'ai présenté des dossiers à des concours pour intégrer une école. J'ai été admis à l'École Supérieure de Journalisme de Lille (ESJ) et pendant deux années, j'ai été rédacteur sportif en alternance au sein de FTVI, le service Web de France Télévisions, basé à Montpellier.
Je suis entré dans ce milieu par la petite porte et, depuis, ma carrière pro évolue par des successions de rencontres clefs et de bons timings ! »

 

 

1MÊTRE90 : Jusqu'ici, quelles ont été les étapes de votre parcours ?

 

Benoît Bruère : « Jeune diplômé, j'ai eu une expérience d'un an et demi chez le Media365 à Paris en tant que journaliste, puis suis entré à France Télévisions en tant que Journaliste Reporter basé à Blois. Au bout de trois ans, un ami qui travaillait au sein du groupe France Télévisions m'a informé qu'ils cherchaient quelqu'un. J'ai postulé, ils m’ont pris. Cela fait plus de quinze ans que je travaille pour le service public, dont huit années passées à préparer et présenter quotidiennement le journal télévisé de France 3 Région Centre Val de Loire. J'ai souhaité arrêter la présentation à cause, entre autres, de mes problèmes de dos, mais aussi par mon envie de sortir des studios et de retrouver le terrain.
Mon cœur de métier, ce qui m'anime réellement, c'est d'être Journaliste Reporter d'Images, de préparer mes sujets, d'aller à la rencontre des gens et de restituer l'information. J'ai eu cette possibilité, je l'ai choisie.
Ma casquette de commentateur sportif, je l'ai obtenue en 2020. Dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19, France Télévisions avait pris la décision de transmettre à l'antenne les compétitions sportives auxquelles les spectateurs ne pouvaient plus assister physiquement. Personne ne se sentait de le faire ; on m'a proposé de me lancer. Intérieurement, j'ai pensé à la perspective des Jeux Olympiques de Paris 2024, à l'expérience que je pourrais acquérir et aux éventuelles opportunités que je pourrais saisir par la suite ; j'ai donc accepté.
Je me rappelle de ma première prise d'antenne : j'avais couvert un match de basketball de deuxième division entre Strasbourg et Saran. Le réalisateur m'avait partagé ses doutes : “Mais tu t’y connais, toi, en commentaire sportif ?” (rires) Il y avait énormément de pression autour de moi, en plus de la mienne ! Outre les attentes des professionnels, je ne faisais que penser au regard que mes proches allaient porter sur moi car ils savaient, eux, que je m'apprêtais à vivre mon rêve !… Et au final, j'ai pris énormément de plaisir à relever le défi !
Aujourd'hui, le commentaire sportif est l'exercice journalistique où je me sens clairement le plus à l'aise et aussi à ma place. D'ailleurs, on me le fait souvent remarquer : "Ça se voit, on ressent à l'antenne que tu es dans ton élément". Et ça me touche parce que c’est vrai ! (sourire) Pour commenter, je suis installé soit au bord du terrain, à deux-trois mètres du parquet, soit en haut des tribunes. Je suis entouré de l'équipe technique d'une vingtaine de personnes : les cameramen, le réalisateur, la production, ... Et je travaille toujours en binôme avec un consultant pro pour commenter l'événement. Il s'agit généralement d'un ou d'une ancien·ne athlète de haut niveau, qui est là pour éclairer les gens sur les différents systèmes de jeu, etc. Même si je connais les termes et les règles, et même si j'ai appris sur leurs évolutions de ces dernières années, la manière de défendre, de concevoir les systèmes d'attaque, etc, mon rôle, en tant que journaliste - commentateur, est de m'assurer de l'excellente condition de la retransmission sportive d'une part, et d'autre part, de mettre de toute mon énergie pour relayer, faire vivre l'événement en direct, en donnant aux téléspectateurs toutes les informations qu'ils doivent avoir, dans le temps du présent, et c'est ça, tout l'enjeu du métier !...
Mais qu'il s'agisse de sport ou de politique, d'ailleurs ! Lors de soirées électorales, il y a, en plus des résultats qui tombent, des informations que l'on perçoit en dehors du champ des caméras et que l'on se doit d'analyser, de décider de leur pertinence ou non à les transmettre et du bon moment où les partager et tout cela ce passe quasiment dans l'instant présent. »

 

1MÊTRE90 : Le direct, c'est ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

 

Benoît Bruère : « C'est un tout. Ce qui me plaît c'est le décor et l'envers du décor, et l'humain avant-tout. Aller sur le terrain, rencontrer des gens pour ensuite raconter leurs histoires de vie de "gens ordinaires", entre guillemets. Beaucoup ont de véritables parcours de vie, souvent cabossés, à témoigner. La semaine dernière par exemple, j'ai interviewé une cheffe de service de l'hôpital d'Orléans dans le cadre d'un reportage. Je lui ai demandé d'aborder ses contrainte professionnelles et elle les a partagé avec son cœur. Parvenir à capturer ses émotions et sa sincérité, sans entrer dans le pathos, la transmettre - tout en traitant l'information -, c'est l'essence même du métier de journaliste d'informations que je me fais. Et plus le temps passe d'ailleurs, commenter la vie politique ou interviewer des personnalités à la notoriété importante, aux discours rôdés, formatés, m'intéresse personnellement de moins en moins. L'information se doit d'être objective, sans être asceptisée. »

 

© Benoît Bruère

le métier, vu par un 'tall'
Benoît Bruère, 1m91

1MÊTRE90 : Votre grande taille a-t-elle un impact concret dans votre travail ? 

 

Benoît Bruère : « Cela dépend des contextes et aussi, pour qui ! (sourire) 
En studio, ma taille pose surtout des difficultés à l'équipe technique qui se doit de respecter les règles télévisuelles de cadrage. Selon la configuration du plateau, protagonistes assis ou debout, il est souvent arrivé que ma tête soit trop haut visuellement par rapport au décor en arrière-plan. En présence de collègues ou d'invités plus petits que moi, il est nécessaire d'ajuster la hauteur des sièges. Lorsque je présentais le journal télévisé quotidiennement, nous avions même envisagé la conception d'une sorte de fosse dans le décor à mon emplacement pour que les différences de taille jurent moins à l'écran. Même si, en étant attentif à l'image, on perçoit qu'il y a un truc ! (sourire) C'est le cas sur la photo ci-contre où je pose avec ma consœur, la journaliste - présentatrice du JT, Rebecca Benbourek.
En rédaction et en post-production, on passe beaucoup de temps assis, mais on a la possibilité de régler la hauteur des écrans. Personnellemnt, je fais attention à ma posture, mon ostéopathe m'a recommandé la pratique du yoga dynamique et je fais des squats chaque matin, c'est devenu une routine, ainsi que du renforcement musculaire. 
Quand je pars en reportage, je m’adapte. Avec les cadreurs, comme les preneurs de son, on se débrouille, on utilise d'ailleurs généralement des micros-cravates ou des micros-mains. La réelle contrainte physique que je rencontre, c'est lorsque j’interviewe quelqu’un. Je me baisse presque systématiquement pour être à la hauteur de son regard. Physiquement, c’est une position plutôt inconfortable car exigeante : si l'interview dure longtemps, je me maintiens en gainage et il m'arrive parfois de sentir des tensions dans les genoux, d'avoir les genoux qui sifflent, oui !... (rires) »

 

 

1MÊTRE90 : Prévenez-nous vos interlocuteurs que vous allez vous contorsionner ?!

 

Benoît Bruère : « Oui, toujours ! J'explique toujours que je vais me baisser pour être à hauteur de leur regard. Et je mets de la pédagogie pour, surtout, éviter tout malentendu. Il ne faudrait pas les laisser supposer que je bouge par ce que je ne m'intéresse pas plus que ça à ce qu'ils me racontent ! 
Et puis, il y a une règle quand on est grand, dont j'ai pris conscience vers 30 ans, en allant sur le terrain à la rencontre des gens : il faut sourire ! Notre taille peut impressionner certaines personnes, donc il faut absolument se présenter en étant deux fois plus souriant et en étant deux fois plus ouvert à la communication avec la personne en face, que personne de taille 'standard' pour ne pas l'intimider ou qu'elle se sente mal à l'aise. »


1MÊTR90 : Lorsque vous êtes vous-même derrière la caméra, à quelles contraintes pouvez-vous avoir ?

Benoît Bruère : « 

 

»

1MÊTRE90 remercie sincèrement Benoît Bruère de son partage d'expérience.
Vous pouvez visionner ses reportages sur sa page pro du site Internet de France Info.

 

verdict


Devenir
journaliste reporte d'images est à la portée de tout grand·e de ..... L...... !

 

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