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: témoignage
© Fédération Française de Hockey
Achille Loussif évolue en tant que milieu de terrain au sein du Racing Club de France et en Équipe de France U21 depuis 2025.
Pour 1MÊTRE90, il a accepté de témoigner sur son parcours et son quotidien de jeune athlète.
Confidences également sur son enfance d'une tête de plus et sur ce qui le rend fier à ce jour.
Crédits photos : © Fédération Française de Hockey
biographie
|
|
| taille | 1m97 |
| né le | 09 mars 2007 |
| lieu | Paris (75) |
| nationalité |
|
| discipline | hockey sur gazon |
| poste | milieu de terrain |
| main | droite |
parcours
|
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| parcours junior | |
| années | établissements |
| 2011 : 2025 | |
| 2025 : ... | |
| équipes nationales | |
| années | sélections |
| 2024 : 2025 | |
| 2025 : ... | |
palmarès
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| 2022 | |
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Club : CA Montrouge |
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| 2023 | |
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Club : CA Montrouge |
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| 2024 | |
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Club : CA Montrouge |
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| 2025 | |
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Club : CA Montrouge |
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Équipes de France |
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| 2026 | |
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Club : Racing Club de France |
|
témoignage
«
enfance
Achille Loussif
« J'étais assez expansif et très dynamique. En classe, je n'arrivais pas à tenir sur une chaise ! (rires)
Pour la taille, je me suis aperçu très tôt que j'étais plus grand que les autres, mais ça ne posait pas de souci ; j'aimais bien être le plus grand ! Sur toutes les photos de classe, on me voit, je suis derrière, juste au-dessus de la tête des autres ! (grand sourire)
Je savais que j'allais être grand. Mon père, Bruno Loussif, a été gardien en Équipe de France de Hockey sur Gazon, il mesure 1m98. Faire la même taille que lui, pour moi c'était quelque chose de plutôt positif.
J'ai eu une poussée de croissance vers mes 13-14 ans, en 2020-2021.
Là, ça a été une période un peu compliquée car plus je grandissais et plus mes gestes me paraissaient plus lents. Ce qui m'a d'ailleurs fait un peu perdre espoir quant à mes performances et mon avenir au hockey. J'avais la sensation que je n'arrivais plus à rien faire, je n'avais plus vraiment de repère spatial. Mon père me disait pourtant : « Ne t’inquiète pas, c'est normal d'être plus lent que les autres, mais ça ne durera pas. "
Il avait raison, mais sur le moment, c'était dur, je ne le croyais pas. Je faisais partie des meilleurs joueurs et d'un seul coup je me suis senti déphasé. Je ne voyais alors que l'aspect négatif : les autres "petits" maitrisaient leurs jeux de jambes, moi j'avais du mal à défendre, quand je dribblais tout devenais compliqué ; le coach ne comprenait pas trop ce que je faisais, pour lui la norme c'était gérer des joueurs d'1m80 !
J'ai persévéré.
J'ai eu quelques problèmes au genou : une inflammation du cartilage de croissance, la maladie d'Osgood Schlatter et aussi une inflammation au niveau du tendon d'Achille, la maladie de Sever.
Aujourd'hui, tout va bien. Et puis, mes deux parents sont kinés, donc je suis bien suivi !
Au niveau des études, j'ai fait un Bac en filière générale et je suis maintenant en STAPS. Devenir kiné comme eux, pourquoi pas ? Mais je ne sais pas encore. »
devenir hockeyeur
Achille Loussif
« J'ai débuté le hockey à trois ans. Tout le monde joue au hockey dans la famille ! Ma mère, mon père, mes sœurs ainées. Mon père a arrêté sa carrière quand j'avais sept - huit ans. Je n'ai pas vu mes parents jouer, ni de souvenirs. C'est en regardant mes sœurs ainées jouer et évoluer dans les Équipes de France juniors, que j'ai eu envie de me lancer.
J'ai aussi fait un peu de tennis, mais c'est vraiment le hockey qui me passionnait. Très tôt, j'ai su que je voulais jouer à un haut niveau, moi aussi de je voulais gagner des titres !
J'ai joué mes premières compétitions en 2011 avec les U8 ; j’avais alors quatre ans, je ne savais pas trop dans quel sens je devais marquer, mais je jouais et j’étais content ! (rires)
J'ai ensuite joué avec les U10, là le terrain était un peu plus grand, donc ça devenait plus intéressant. En U12, on joue sur la moitié du terrain. C'est d'ailleurs en jouant avec les U12 que j'ai commencé à prendre les choses plus au sérieux. À cet âge, le coaching devient plus stratégique : on apprend comment défendre, comment optimiser l'attaque… Le hockey passe d'un sport 'loisir' à un sport avec des 'enjeux'. J'adorais déjà partir jouer les Championnats de France, les weekends avec les potes, mais c'est vraiment à partir de cette période que le hockey devient super challengeant.
Aujourd'hui je joue milieu de terrain, mais cela n'a pas toujours été le cas. Quand, j'étais avec les U16, en équipe première, je jouais "avant", puis je suis passé latéral, donc "arrière". C'est en intégrant l'Équipe nationale U21 que le coach a décidé de me faire jouer "milieu" et d'ailleurs je préfère jouer à ce poste car j'aime bien faire les liaisons entre la défense et l'attaque. »
parcours sportif
Achille Loussif
« À 13 ans, j'ai passé ma première détection pour intégrer l'équipe U14 qui représente la région Île-de-France. J'ai alors joué les championnats de France des régions, eu la chance de partir en stage d'Équipe de France avec les U16, j'ai joué les inter-ligues, on a d'ailleurs été Champion régional !
Après le confinement lié à la Covid-19, on m'a proposé de passer les détections pour intégrer le Pôle de Wattignies parmi les U16. Mes parents n'ont pas voulu, ils trouvaient que c'était trop loin de Paris et puis, vu ma croissance, ils estimaient que j'étais trop jeune pour faire plus de la muscu, surtout qu'il n'y avait pas vraiment d'aménagements prévus par rapport à ma morphologie et mon gabarit.
J'ai attendu un an de plus pour rejoindre le CREPS de Châtenay-Malabry. Pendant ce temps, je jouais en équipe 2 du CA Montrouge. Puis, le coach du CREPS m'a sélectionné en U18 et je suis devenu partenaire d'entraînement de joueurs des U21 (ceux sont ceux nés en 2005 - 2006).
C'est aussi au CREPS que j'ai commencé à prendre autant de plaisir à jouer à la fois en salle et sur gazon. Je m'y amusais beaucoup. Aujourd'hui, je préfère le jeu en salle car le fait d'être en intérieur optimise l'ambiance, même s'il n'y a que dix spectateurs, leurs encouragements te font penser qu'ils sont cent ! Les émotions sont décuplées, c'est stimulant. Ça donne un peu l'impression de ce que vivent les séniors lors des grandes compétitions, dans des stades remplis de supporters ! (rires)
C'est un super cadre car les profs sont compréhensifs sur nos absences, les emplois du temps sont pensés pour les sportifs haut niveau ; dans ma classe, il y avait des judokas, des escrimeurs, un karatéka …
Aujourd'hui, je vais à la FAC juste à côté, à Orsay, et je peux dormir chez moi et là, c'est encore mieux !
En termes d'évolution, j'ai conscience, oui, du chemin que j'ai parcouru : à mes débuts, mes capacités techniques n'étaient pas forcément là ; à 12 ans, en ayant acquis la technique, j'ai commencé à être plus tactique. Physiquement, j'ai changé aussi. Le hockey est un sport de contact, il faut savoir être fort pour tenir un match entier et capable aussi de pouvoir bousculer un mec quand il le faut ! (rires)
Concernant l'aspect mental, j'ai commencé à le développer en jouant avec les seniors car la pression et les enjeux sont différents. J'ai bénéficié des conseils de Nicolas Gaillard, qui est un ancien coéquipier de mon père en Équipe de France, aujourd'hui, coach mental. Ensemble, on a beaucoup travaillé sur la visualisation mentale pour passer outre les émotions négatives qui peuvent vite parasiter un match.
Discuter avec les joueurs pros aussi aide beaucoup, notamment pendant les entraînements, ils sont toujours disponibles pour nous donner des conseils et nous aider à nous corriger. Ils nous partagent leurs expériences ; ce qui est cool car des fois on ne comprend pas tout ce que le coach veut dire !! (rires). Alors, on en discute avec les joueurs qui reformulent différemment, ça aide ! Et puis maintenant, on se comprend par des regards, on se sent complémentaire d'eux et c'est génial ! (sourire) J'échange beaucoup avec Timothée Clément et son frère Mathis avec qui j'ai joué au CA de Montrouge, mais aussi avec Lucas Montecot et Corentin Sellier.
Dans notre préparation et évolution, l'analyse vidéo est aussi d'une grande aide. On l'utilise beaucoup et c'est très bien car l'image ne trompe pas : tu ne peux pas avoir tort, tu ne peux pas feinter ou être de mauvaise foi (rires). Les actions filmées sont tellement flagrantes ! On comprend alors comment mieux se placer, oui ça aide au niveau des positionnements …
Sinon, je regarde beaucoup les matchs de la Ligue Européenne de Hockey (EHL). Ma famille est franco-belge, donc depuis petit j'ai été habitué à m'intéresser aux joueurs de ces deux pays. Même si je connais plus les joueurs français, je suis attentif au jeu belge car le niveau de leur championnat est vraiment très fort.
Est-ce que je joue de ma taille face à mes adversaires ? Oui, inévitablement, mais même si j'en joue, tout dépend en réalité du niveau du joueur que j'affronte !
Face à un "petit", comme il est plus proche du sol, je sais qu'il va être plus tonique avec ses jambes et que cela va être plus dur pour moi de défendre. Face à un "grand", c'est plus facile pour moi d'identifier son jeu et de savoir quoi faire pour le contrer. Le risque ou désavantage, c'est s'il est plus costaud que moi car à tout moment il peut me surprendre et me mettre une valise !!! (rires)
Avant de démarrer un match, j'ai toujours comme une boule au ventre, dès l'échauffement. Je ressens un stress en moi, mais que je vis positivement.
Au début du match, j'observe l'équipe adversaire en fonction des observations qui nous ont été données par le coach, je pense à la stratégie. Par rapport à mon poste de jeu, je regarde où je vais pouvoir apporter un truc en plus aux joueurs "avants", quels joueurs adverses, je vais devoir éviter… L'analyse se fait assez naturellement. Et dès que le coup d'envoi est donné, waouh !... Tout le stress part, et tu t'amuses ! » (rires)
fierté
Achille Loussif
« Mes premières émotions resteront, je crois, mes meilleurs souvenirs. Les premiers titres remportés rendent fier aussi car ils donnent confiance et nous challengent à en chercher d'autres.
En 2025, j'ai joué ma première Coupe d'Europe avec les U18, on était une bande de potes. Et c'est un souvenir qui restera gravé à jamais car la France n'était pas du tout attendue sur cette compétition. Et pourtant, on a battu l'Espagne en demi-finale et même si on fait un match nul contre l'Allemagne, on était fiers de nous et heureux de vivre ce moment avec tout le monde autour du terrain pour nous supporter, c'est … C'était magique.
En 2025, on a décroché l'Or à l'Euro Trophy (c'est la Coupe d'Europe B des clubs). Là encore, c'était un truc, on a remporté tous les matchs jusqu'à la finale. On a gagné au shoot out. L'ambiance était hyper tendue, on a mis une "clime" à la Irlande ! (rires) On était trop contents ! On avait l'impression d'être une vraie équipe de pros ; en plus c'est le premier titre où j'ai pu jouer la finale, donc au niveau des émotions … C'était un sentiment incroyable et c'est ce qui me donne l'envie d'en vivre d'autres !!!
Et dernièrement, fin novembre - début décembre 2025, j'ai joué ma première Coupe du Monde junior en Inde. C'était incroyable également. L’ambiance dans le stade et le fait d’être en Coupe du Monde face à des nations que nous n’avions jamais rencontrées, c’était fantastique même si on aurait préféré rencontrer les allemands plus tard dans la compétition. »
quotidien
Achille Loussif
« Les lundis, mardis et mercredis, je suis au Pôle U21 au CREPS de Châtenay-Malabry. Les jeudis et vendredis, je joue avec mon club, à Versailles. Les samedis, c'est repos et les dimanches, ce sont les matchs. Au niveau des entraînements, on joue toujours en collectif et trois jours par semaine, on fait de la muscu. Il y a un jour aussi dédié au cardio.
Les vacances ? Je crois que je n'en n'ai plus depuis un an ou deux, je ne sais plus ! (rires) Les vacances pour moi, c'est juste être déconnecté de l'école, mais continuer de jouer au hockey, ça va, ça reste un plaisir, au contraire ! Il n'y a que pendant les vacances des fêtes de fin d'année, qu'on n'a ni école, ni hockey. Généralement, la première semaine, on ne fait rien pour vraiment tout couper, on a le champ libre et la deuxième semaine, on a des exercices physiques à faire : séances de cardio, de musculation, etc. Sinon, pendant les vacances scolaires du reste de l'année, on continue d'alterner les entraînements et les matchs. De toute façon, je n'aime pas ne rien faire ! Quand je ne joue pas au hockey, j'aime bien jouer au tennis, au padel avec les potes. Sinon, on regarde les compétitions sportives à la télé, de tous les sports en général.
Mes objectifs à courts/moyens termes : atteindre au moins le Top 4 du Championnat de France avec le Racing club de France, même si on vise toujours la finale ! Il y a aussi la Coupe d'Europe U21 en 2026.
Et mon objectif à un peu plus long terme c'est les Jeux Olympiques de 2028 ! Je rêverais d'y participer ! Remporter une médaille ce serait dingue, mais déjà si je peux y participer… Ce serait waouh !!! » (grand sourire)
»
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1MÊTRE90 remercie Achille Loussif de son partage d'expérience ; vous pouvez le suivre sur son compte Instagram :
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